Opposition de deux gangs au parc - Maude St-Clair
Maude St-Clair

Étant issue du monde de l'esthétique, j'ai choisi de prendre une pause. Toutefois, puisqu'il fallait que je me sente vivre à nouveau, j'ai décidé de créer ce blogue pour vous faire découvrir d'autres univers qui m'ont toujours passionnés.

Opposition de deux gangs au parc

Opposition de deux gangs au parc - Maude St-Clair

J’ai besoin de prendre une bonne bouffée d’air. Pour cela, rien de tel qu’une promenade dans le parc du quartier. Je m’habille en conséquence et me dirige d’un pas lent vers le parc. Beaucoup de personnes ont eu la même idée que moi. Le parc est plein de monde, en ce samedi après-midi. Heureusement, il reste un peu de place sur mon banc préféré, logé à l’ombre d’un grand arbre séculaire.

Avec le monde qui s’y trouve en ce début de week-end, le parc est très animé. Beaucoup de couples, de vieilles personnes sont venues profiter de cet endroit. Même s’il est très animé, l’atmosphère du parc est apaisante. Je contemple le spectacle alentour, l’esprit rêveur. Une grande affiche réalisée par le centre d’impression grand format Montreal vante les mérites du parc.

Hélas, c’était trop beau pour durer.

Alors que tout le monde apprécie d’être tranquille, un groupe de jeunes écervelés passe par là aujourd’hui. Rien que leurs accoutrements montrent qu’ils aiment les troubles. La bande, composée d’une dizaine de personnes, est bruyante. C’est à qui va crier et parler le plus fort. La bande de jeunes excités commence à incommoder les personnes présentes dans le parc. Certaines mères de famille ont vite fait de s’éclipser avec leurs enfants.

Très en verve, le gang de jeunes s’emploie à importuner quelques jeunes femmes qui passent. Ce qui me frappe, au-delà de leur manque de savoir vivre, ce sont leurs déguisements très bizarres, hauts en couleur. Je les observe d’un air passablement énervé, me demandant la conduite à tenir. S’ils ne cessent pas d’importuner les personnes tranquilles qui souhaitent juste passer un bon moment au parc, je crois que je vais appeler la police.

C’est sur ces entrefaites qu’un autre gang arrive. Les nouveaux venus sont presque aussi ridicules dans leurs artifices que leurs prédécesseurs. Ce qui m’inquiète surtout, c’est qu’ils ont l’air aussi excité que les autres, sinon plus. J’ai véritablement peur qu’il ne se passe quelque chose de regrettable. Pour le moment, chaque groupe se tient à distance de l’autre, mais les risques d’affrontement sont réels. L’atmosphère est pesante. Je devrais partir et les laisser sur place, mais je ne peux m’empêcher de vouloir assister à la suite.

Les cris et les gesticulations s’amplifient, on se défie du regard et des gestes. Ça ne va pas tarder à partir dans toutes les directions. Heureusement, une patrouille de police arrive au loin. En entendant la sirène des voitures de police, ces fauteurs de troubles se dispersent comme ils sont venus. Sans doute vont-ils aller importuner d’autres paisibles citoyens de la ville.